« Vous avez tendance à oublier que vous faites chier tout le monde »

Robinson, agent SNCF, m’avait pourtant bien briefée : « vous savez quand ça veut pas, ça veut pas ! Vous avez pas envie de vous suicider quand même ? »

Non ça va merci.

Et pourtant. Trop de fusion / dé-fusion avec n°2 (non ce ne sont pas mes gamins que je numérote), un mois de coloc’ de haute-proximité, une fin de CDI en queue de poisson pas fraîche. Ouf. Des nœuds au nombril, des yeux qui roulent et qui regardent les nuages.

Finalement, j’ai incroyablement pris sur moi ces dernières semaines. Bon, dans la limite de mes possibilités, c’est à dire, pas trop quand même. Mais ce matin, même Causette me le souffle : « Soyez prêtes à de sévères humiliations, car vous avez tendance à oublier que vous faites chier tout le monde ».

Pourtant je ne comprends pas, j’avais mis tout en œuvre pour une journée réussie. Valise de 120kg de produits Bio pour Coquillette, réveil suspense 30 minutes avant le départ de mon train, dents sales, aisselles pas déobillisées, et des yeux qui hurlent à mes collègues de bus : « si tu crois que je vais pousser ma valise pour que tu puisses t’asseoir, tu rêves, tu vois pas que je suis malheureuse là ? ». Bien entendu, j’ai raté mon train. Bien entendu, j’ai oublié la moitié de mes affaires. Bien entendu, j’ai payé un petit-déj à 7 euros. Bien entendu, j’ai fait tomber un gars de sa chaise (au sens propre hein) en le bousculant délicatement avec ma valise. Bien entendu, j’ai encore provoqué une poussée d’urticaire à Papa en payant un nouveau billet de train. Bien entendu, j’aurais pu éviter tout ça en étant juste un peu réaliste.

Mais oui, comment l’oublier, je fais chier ma « colocamie » quand je lui demande de vider la poubelle, je fais chier n°2 quand je le mets face à ses contradictions, je fais chier feu ma chef, parce que tout la fait chier de toute façon. Avec un petit effort, je pourrais même faire hautement chier mes parents en 20 jours @home. Oui, je fais chier tout le monde, je devrais le savoir depuis le temps.

Allez Paris, laisse moi partir. On est plutôt copains toi et moi ? Mais là, je crois que j’ai besoin de prendre un peu de distance. Mais non, je ne veux pas « faire une pause ». Voyons plutôt cela comme une parenthèse libertine dans notre histoire toutes flammes dehors. On fait un petit « pounci » de trois semaines et puis on se dit à très bientôt : s’éloigner pour mieux se retrouver, tu connais ?

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